27.04.2008

Voyage immobile

Il existe plusieurs formes de voyage. Le plus pratiqué, finalement, c'est celui où l'on ne bouge pas.

Par manque de moyen, pécunier ou autre. Par manque de temps (mais le temps est-il une donnée si mesurable qu'il faille le compter?)

C'est aussi un voyage qui prépare aux voyages. Avant de partir, combien de fois n'ai-je pas rêver mes promenades, les lieux où je me rendais. Combien de fois, au travers de livres, guides ou films ne me suis-je pas déjà imprégnée du lieu.

Et puis, ces voyages immobiles que sont les films, mais surtout les livres, ne permettent-ils pas de voyages impossibles? Je sais que cette note peut paraître remplie de lieu commun. Mais un lieu commun n'est-il pas la chose la mieux partagée au monde, et le voyage n'invite-t-il pas au partage?

Mes livres, parlons-en. Ils me permettent à moi, férue d'histoire au point d'en faire mon métier, de voyager dans le temps. Alors oui, quand je suis les aventures de Thomas Pitt dans l'Angleterre victorienne ou de Hugh Corbett au 13ème siècle, ce n'est pas seulement l'intrigue policière qui m'intéresse. C'est l'odeur du temps. C'est parcourir les ruelles sordides de Londres, les château au Moyen-âge. C'est courir la France des guerres de religion, découvrir la vie d'alors.

C'est, bien au-delà, parcourir un monde merveilleurx lorsque je mets mes pas dans ceux de malheureux hobbits.

Lorsque je vois les gens plongés dans leur livre, le matin, ou même le soir, dans le métro, le RER, je me dit que ceux-ci voyagent bien au-delà de leur arrêt. Le temps de trajet, ils ne sont plus dans leur tracas quotidien, mais ailleurs, dans la vie d'un autre, dans des steppes infinis ou des rêves étranges. Ils voyagent. J'ai toujours vu et ressenti mes voyages réels comme une déconnection de ma vie de tous les jours. Comme lorsque je lis. Comme dans une salle obscure.

30.03.2008

Rues

J'aime me promener à pied, dans les villes que je visite. J'aime l'ambiancxe différentes des rues du monde.... dans une même ville, on passe de la rue commerçante à la rue calme et perdue.

 On passe de la rue grise le jour au mystère de la nuit.

Et puis des rues, j'en ai vue de toutes sortes... piétonnes, animées, encombrées de voiture, polluées, calmes.... des ruelles de Gion à Kyoto, ou l'on croise un fantôme de geisha aux ruelles longeant les canaux de Venise, des rues encombrés de voitures et de touristes de Florence le jour, aux rue en ruine du forum romain, des quais parisiens aux rues piétonnes de Lyon ou Reims.

La rue est l'emblme même de la ville, elle est la découverte, le labyrinthe, le décor réel, le mystère de la nuit, quand tout changent, et que la ville prends une autre ambiance. J'ai une tendance d'ailleurs à préférer les villes la nuit...

15.03.2008

Voyage musical

free music